Tout savoir avant de voyager en Namibie

Tout savoir avant de voyager en Namibie

La Namibie est un pays mal connu et pourtant, il suffit de voir une image de l’un de ses paysages pour ne jamais l’oublier et rêver d’y aller un jour. Si vous lisez cette fiche pratique, c’est que vous avez franchi le pas et décidé d’aller visiter l’un des pays africains les plus photogéniques. Inutile d’avoir du talent ou de rester des heures à attendre pour prendre des clichés sublimes. Vous l’aurez compris, la Namibie est un pays aux paysages extraordinaires : les plus hautes dunes de sable du monde dans le Namib, l’un des plus grands canyons au monde, le Fish River Canyon, un désert mythique, le Kalahari, une des plus grandes réserves animalières en Afrique, Etosha et bien d’autres choses encore…

Monnaie:

– L’unité monétaire est le Dollar Namibien ou Rand Sud Africain divisé en 100 Cents
– 1 Dollar Namibien (nad) = environ 0.063 euros.
– 1 euro = environ 15,84 Nad
– Des appareils de change automatiques sont à votre disposition dans certains aéroports et vous pouvez également payer en rand sud africain (parité avec le dollar namibien)
– Les cartes de crédit sont acceptées partout excepté pour l’essence que vous devez régler en espèces uniquement.

Heure:

– La Namibie est à GMT +2. Cela signifie qu’ils sont à la même heure que nous en été et qu’ils ont une heure de plus que nous en hiver.

Langues :

– Langue officielle : anglais (la majorité de la population parle l’anglais qui est enseigné dans les écoles)
– L’afrikaner et l’allemand côtoient de nombreuses langues locales.

Pourboires :

Dans les restaurants, le service n’est généralement pas compris dans la note.
Un pourboire de 10% est d’usage mais cela dépend bien sûr de votre évaluation du service fourni.
De même, un pourboire équivalent de 10% à la course effectuée est généralement donné aux chauffeurs de taxi.
Quant aux bagagistes, il est d’usage de leur donner 10 Nad par pièce de bagages.

Voltage :

– 220 volts en général.
– Les prises de courant sont faites de trois énormes fiches rondes formant un triangle isocèle.
– Par prudence, munissez vous d’un adaptateur pour tous vos appareils électriques avant votre départ, vous pouvez en acheter en France mais vous pourrez en acheter sur place. Certains hôtels pourront aussi vous prêter un adaptateur en cas d’oubli.

Conduite :

– Le réseau routier est bon mais principalement composé de pistes très bien tannées.
– La conduite est à gauche et la priorité à droite.
– Sauf indication contraire, la vitesse est limitée à 60 km/ heure dans les agglomérations, 120 km/h sur les routes goudronnées et 80 km/h dans les autres cas.

Le port de la ceinture est obligatoire. La réglementation routière doit être scrupuleusement respectée. Toute entrave est sévèrement sanctionnée.
– Il est conseillé de rouler à 80 km/h sur piste. Les pistes sont toutes bien entretenues et ne nécessitent pas (sauf dans le Nord) de véhicules tout terrain.
– Le permis de conduire français en cours de validité suffit mais il est recommandé de faire établir un permis international qui facilitera vos échanges éventuels avec les forces de l’ordre.
– Les signes de circulation routière sont internationaux. Les sigles de danger doivent être pris en considération, particulièrement ceux signalant les animaux, qui peuvent surgir sur la route de manière inattendue et peuvent provoquer des accidents graves (kudu ou autres grandes antilopes)
– Les indications de direction sont systématiques et précises, les points de ravitaillement fréquents.
– Seule obligation : ne pas attendre la station service suivante.
– La conduite nocturne est vivement déconseillée, les animaux sauvages éblouis par les phares réagissant de manière imprévisible.

Ce qu’il faut emporter

Vêtements :

Il est vivement conseillé de viser au pratique, au léger et au minimum d’encombrement. Dans les réserves, les couleurs vives sont déconseillées, optez pour le kaki ou les couleurs sombres et neutres.
Les tenues trop décontractées (maillot de bains, vêtements déchirés) ne sont pas acceptées dans certains restaurants et certains hôtels. Partout ailleurs des tenues sobres et décontractées sont de rigueur.
Selon la région et la saison, prévoir une petite laine pour les matinées et les soirées. En hiver (de juin à septembre), les nuits peuvent être très fraîches. Même l’été, mettez des tee-shirts longs afin de vous protéger des moustiques.
N’oubliez pas votre maillot de bains, de nombreux hôtels possèdent une piscine.

Les chaussures :

Une paire de chaussure de marche (pour les itinéraires incluant le Fish River Canyon River si vous souhaitez y faire une randonnée).
Une paire de chaussure légère pour la journée ou le soir.

Bagages et accessoires :

– Un sac de voyage souple ou une valise.
– Une casquette.
– Une paire de lunettes de soleil protégeant efficacement contre les UVA et UVB.
– Vous pourrez régulièrement recharger les accumulateurs de votre caméscope.
Si vous prévoyez de faire un safari :
– Un petit sac à dos pour les affaires de la journée.
– Un Thermos pour les boissons fraîches.
– Une paire de jumelles (indispensable).
– Une paire de lunettes de soleil
– Une lampe torche avec piles et ampoules de rechange

Toilette et pharmacie :

Dans chaque ville ou village se trouve une pharmacie. Ce sont en fait des Drugstore, donc vous y trouverez tout.
Nous vous conseillons cependant d’amener votre petite pharmacie personnelle.

– Produits anti-moustiques (spray, crème, ou serviette humide)
– Crème pour brûlure ou piqûre d’insectes.
– Pansements, Anti-diarrhéique, stick à lèvres, collyre (pour la poussière).
– si vous portez des lentilles de contact, nous vous conseillons de vous munir de votre paire de lunettes de vue en cas d’irritation.
– Une crème solaire puissante et une pommade contre les coups de soleil ; en Afrique du Sud, le soleil est très puissant et cette région, proche du fameux trou dans la couche d’ozone, vous offrira très rapidement des coups de soleil douloureux. Une protection est donc fortement recommandée.

La Photo :

Nous vous conseillons de vous munir d’un téléobjectif de 200 mm au minimum afin que vos photos animalières soient à la hauteur de ce que vous avez vu. Pour prendre de belles photos d’animaux, vous devrez être patients mais aussi rapide et silencieux.
Il est possible de recharger les batteries de vos caméscopes dans les hôtels et parfois dans les voitures (prévoir un câble spécial).
Ne prenez pas de photos à la sauvette sans autorisation préalable de la personne dont vous souhaitez faire le portrait. De même, ne jamais photographier les bâtiments militaires et les aéroports etc.

Sur la route

Le bon entretien des pistes et leur aspect linéaire incitent en effet les automobilistes à accélérer. En réalité, la tenue de route est fortement diminuée sur ce type de revêtement et comparable à la conduite sur route enneigée. Les coups de volants ou de freins un peu brusques peuvent avoir des conséquences dramatiques. De très nombreux touristes dont plusieurs français sont chaque année victimes d’accidents mortels.

Il est en conséquence impératif de ne pas dépasser le 80 km/h sur les pistes et d’attacher sa ceinture de sécurité (le port de la ceinture est obligatoire en Namibie et peut, dans bien des cas, sauver la vie).
Il est, par ailleurs, fortement déconseillé de conduire la nuit car, quel que soit le revêtement de la chaussée, les risques sont importants en raison des animaux, parfois de grosse taille, errant sur la route.

Certaines zones désertiques restant très peu fréquentées, il est indispensable d’avoir toujours des réserves d’eau dans son véhicule ainsi qu’une réserve de carburant et une roue de secours. Pour des raisons évidentes de sécurité, il est fortement recommandé, pour les traverser, de s’organiser de manière à voyager à deux véhicules.

La vitesse est la cause de la plupart des accidents.
En Namibie, nous possédons un très bon réseau routier. La vitesse est limitée à 60km/h dans les zones urbaines, à 120km/h sur les routes goudronnées hors zones et à 10 km/h sur les pistes hors zones urbaines. Cependant, gardez à l’esprit que les pistes sont imprévisibles. A grande vitesse, vous pouvez facilement perdre le contrôle de véhicule. Il vous est donc fortement conseillé de ne pas conduire à plus de 60-80 km/h. Faites attention aux voitures qui vous doublent, à la violence des vents et à la poussière qui peut gêner votre visibilité.

Villes et découvertes

Windhoek :
Cette ville, située à 1650 mètres au dessus de la mer, dans l’air sec du plateau central est entourée par les monts Auas au sud, les monts Eos au nord et le Khomas Hochland à l’ouest.
Les constructions sont en majorité des édifices modernes mais il y a également des demeures de l’époque coloniale allemande.
Profitez-en pour visiter le State Museum, la cathédrale Saint George (bâtie en 1924 en pierres naturelles), le Trip (galerie marchande piétonne avec ses cafés typiques).
Direction vers le Namib Naukluft lodge situé à environ 58 km de Sesriem.
Ce parc du Namib Naukluft (coût d’entrée : 6 N dollar par personne payable sur place) couvrant près de 50 000 km² présente de nombreux aspects géologiques : montagnes de granit, plaines de gypse et quartz, herbes, dunes de sable très élevées, lagon des estuaires et un canyon rempli d’animaux.

Désert du Namib :
Le désert du Namib d’un mot hottentot qui veut dire “ plaine isolée ”. C’est le seul véritable désert d’Afrique Australe, un des plus vieux du monde, 80 millions d’années. Il s’étend du 13e de latitude à la baie des éléphants en Angola jusqu’à l’embouchure du fleuve orange, au sud, sur une largeur moyenne de 100 km. L’origine du désert du Namib est liée à sa situation côtière. En raison de la présence du courant marin froid du Benguela le long de la côte, les pluies sont arrêtées par l’air froid. La meilleure source d’humidité vient des brouillards nocturnes et matinaux tout au long de l’année. La nuit, la température descend à 5°.
Couvrant plus d’un million et demi d’hectares de dunes de sable, de plaines caillouteuses et de côte désolée, cette réserve est d’une beauté avec ses perspectives infinies, ses montagnes déchiquetées, ses dunes dessinées par le vent, ses canyons et ses points d’eau inattendus où se rassemblent les animaux du désert.

Le désert du Namib est une vaste étendue dont les énormes dunes rouges sont les plus hautes du monde, en moyenne 275 mètres. Y vivent plus de deux mille espèces de scarabées, de scorpions, d’araignées, de caméléons, de grillons, de lézards, de taupes, d’aigles mangeurs de serpents et de chacals. Pour survivre, toutes ces créatures, ainsi que les plantes du désert, dépendent de la brume venant de l’Océan Atlantique. Cette brume s’étend sur plus ou moins 100 km à l’intérieur des terres et cela pour une durée moyenne de 102 jours par an.
L’humidité apportée par cette brume est suffisante pour entretenir la vie dans le désert. Ce désert du Namib est sans conteste fascinant.

Swakopmund :
Cette charmante ville fondée en 189 est la première station balnéaire de Namibie. Avec ses pelouses vertes et ses jardins, c’est un havre de confort comparé aux étendues infinies de désert qu’il faut traverser pour y parvenir.
Beaucoup de bâtiments anciens lui donnent le charme d’une ville provinciale allemande : le vieux phare de 21 mètres (1903), la charmante gare construite en 1901, l’église luthérienne évangélique, la caserne qui ressemble à un château et qui autrefois abritait les troupes allemandes, le Bezirksgericht (tribunal d’instance) érigé en 1901/1905, la splendide Woermannhaus avec la tour Damara (aujourd’hui bibliothèque et centre d’art) et la jetée en acier (autrefois mouillage pour bateaux, maintenant promenade).

Walvis Bay :
Ancienne enclave sud africaine et depuis Janvier 1994, appartenant à la Namibie, est le principal port d’entrée dans ce pays.

Twyfelfontein :
Le site de Twyfelfontein est voisin de la montagne brûlée. Twyfelfontein est un véritable trésor qui possède plus de 3000 gravures et peintures rupestres représentant de nombreux animaux : la forêt pétrifiée présentant d’énormes troncs d’arbres qui auraient 200 millions d’années et la montagne brûlée avec ses pentes presque sans végétation et tuyau d’orgue : masse d’énormes plaques de basalte perpendiculaires au pied d’une pente rocheuse.

Parc National de Etosha :
Le parc National d’Etosha couvre une superficie de plus de 2 millions d’hectares et héberge une faune et une flore riche en espèces. On y rencontre 15 espèces d’antilopes, de la minuscule dik-dik jusqu’à l’imposant élan du Cap, dont le poids peut atteindre 900 kg. Les prédateurs que sont les lions, les hyènes, les léopards, les chacals ou les guépards se chargent de contrôler les populations d’herbivores. A l’inverse, les rhinocéros noirs et les éléphants n’ont rien à craindre de ces redoutables carnivores et mènent une existence paisible dans le Parc. Près de 300 espèces d’oiseaux égaient la monotonie de la brousse par leur plumage souvent haut en couleur. De multiples espèces de rongeurs et d’insectes constituent la nourriture des reptiles et batraciens également nombreux.

Waterberg :
Le plateau de Waterberg est depuis 1972 une réserve naturelle pour les animaux en voie de disparition et est ouverte aux visiteurs.
Ce plateau émerge de la surface plane du bush, telle une citadelle naturelle couronnée de falaises rouges. A son pied, d’immenses acacias abritent une végétation dense et humide qui, de tout temps, a été le refuge des hommes. En effet, cette pierre spongieuse qui forme le plateau, absorbe l’eau de la pluie. La nappe d’eau souterraine donne ainsi naissance à de nombreuses fontaines. L’intimité de la vie sauvage de Waterberg ne se découvre qu’à pied.

Fish River Canyon :
Il constitue l’une des merveilles naturelle de l’Afrique. La faille, longue de 161 km et large de 27 km avec une profondeur maximale de 550 mètre, est entourée de hautes falaises menaçantes et s’enfonce dans le plateau en à-pics vertigineux. La route longeant sur 25 km le côté est du canyon conduit à de nombreux sites dévoilant les splendides panoramas de ce gigantesque phénomène naturel qui dégage une impression de puissance immense.

Lüderitz :
La ville portuaire de Lüderitz, sise entre le Désert de sable du Namib et la côte sauvage atlantique, fut fondée par le marchand de tabac brémois, Adolf Lüderitz en 1884. Elle fut le premier fief allemand dans ce que l’on appelait alors le Sud ouest Africain. La ville abrite de nombreuses constructions élégantes datant de la colonisation allemande. De là vient le charme particulier de Lüderitz, construite sur les fondations de roche noire et le long des flots bleus qui baignent la baie.

Vous voilà prêt pour vivre un voyage dans un pays d’exception… en toute sécurité

Il n'y a pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *