Tout savoir avant de voyager au Kenya

Tout savoir avant de voyager au Kenya

Le Kenya a longtemps été considéré comme une destination liée au safari de masse, parfois à juste titre et il est probable que cela redevienne une réalité; mais en vérité, le Kenya est un pays fascinant et complexe, riche et surprenant; il s’agit aussi d’un pays dont le dynamisme économique est remarquable…

Monnaie

– L’unité monétaire est le shilling kenyan (Kes)
– 1 euro = environ 100 shillings

La plupart des lodges et des hôtels, acceptent les cartes de crédit et changent les devises. Néanmoins, il est fortement conseillé de faire du change dès votre arrivée à l’aéroport ou dans une banque à Nairobi ou Mombassa afin de faciliter le règlement de vos extras et de vos souvenirs. Cela vous permettra d’éviter toute déconvenue (lodge non équipé de terminal pour carte bancaire, ou système en panne, etc…). Le seul problème est qu’il est difficile d’avoir du cash contre une carte de crédit. Par ailleurs, le règlement par carte de crédit subit un prélèvement de 5 à 10% de charge d’encaissement.
Le système bancaire est assez développé au Kenya et c’est dans ce pays que le paiement par téléphone mobile a pris son envol avec la solution Mpesa.
Les banques ouvrent de 09h00 à 14h00 et sont fermées samedi et dimanche.
Le shilling kényan n’est pas exportable. Le dollar américain peut aussi être le bienvenu.

La plupart des magasins de souvenirs acceptent les cartes de crédit internationales.

– Ouverture des banques :

Ouvertes tous les jours de 09H00 a 15H00, le samedi certaines sont ouvertes de 09H00 a 11H00 et fermées le dimanche et jours feriés.
Les bureaux de change à l’aéroport sont ouverts tous les jours.

Il est possible de changer dans les lodges mais les taux de change sont moins intéressants.

Heure:

Hiver : Paris + 2
Eté : Paris + 1

Langues :

Langues officielles : swahili et anglais. La majorité de la population parle l’anglais qui est enseigné dans les écoles. Le français, très rarement et dans le secteur touristique uniquement.

Chaque ethnie possède sa propre langue et il est difficile de toutes les énumérer.
Le swahili est une langue d’origine bantoue, très influencée et transformée avec les apports des langues omani et shirazie, suite aux périodes de dominations perse. Le swahili est une langue très chaleureuse et conviviale et vous ferez très plaisir en étant capable d’en échanger quelques mots avec les gens. Presque partout, à défaut de l’anglais, on pourra toujours se faire comprendre avec quelques mots de swahili.

Voici quelques expressions de base qui vous permettront de communiquer :

Bonjour : jambo Au revoir : kwaheri
Merci beaucoup : asante sana Excusez-moi : samahari
Oui : ndiyo Non : hapana
Aujourd’hui : leo Demain : kesho
Monsieur : bwana Madame : bibi
Mademoiselle : binti Maintenant : sasa
Vite : Haraka Doucement : Pole Pole

Comment vous appelez-vous ? : jina lako nani
Je m’appelle : jina langu ni
Où allez-vous ? : una kwenda wapi
D’où venez-vous ? : ume kuja kutoka wapi
Je vais à : nakwenda
Allez tout droit : nenda moja kwa moja
Tournez à droite : geuka kulia
Tournez à gauche : geuka kushoto
S’il vous plaît, arrêtez-vous ici : simana hapa tafadhali
Combien cela coûte ? : Inagharimu pesa ngapi
C’est un peu cher : ni ghali kidogo
Je l’achète : nita nunua

Pourboires :

Les pourboires ne sont pas obligatoires mais sont bien sûr très appréciés si justifiés. Leur montant varie en fonction de la qualité des guides et du personnel de service. La moyenne est de 8 à 10 US$ par jour et par personne pour un guide chauffeur. On laissera au moins 10% de pourboire au restaurant et on laissera ses shillings aux porteurs et autres personnes à votre service sur une durée limitée.

Voltage :

– 220 volts en général.
– Les prises de courant sont à trois fiches, 2 plates horizontales et une verticale ; celle du haut étant la prise de terre.
– Par prudence, munissez-vous d’un adaptateur pour tous vos appareils électriques avant votre départ. La plupart des hôtels et lodges en mettent à votre disposition à la réception.

Ce qu’il faut emporter

Vêtements :

Il est vivement conseillé de viser au pratique, au léger et au minimum d’encombrement, en tenant compte d’une poussière omniprésente en safari. Nous vous conseillons d’emporter : pantalons légers et amples, chemises à manches longues ou tee-shirt, une veste coupe vent et un pull chaud pour les débuts de matinée et les soirées parfois fraîches, un vêtement de pluie, un chapeau ou un bob, short ou bermuda, maillot de bain.

Attention : les vêtements de couleur vive ne sont pas appréciés des animaux et le style militaire ou para-militaire est prohibé par les autorités.

Les chaussures :

– Une paire de tennis
– Une paire de chaussure légère pour le soir.

Bagages et accessoires :

Un sac de voyage souple (valise non recommandée).
– Un sac à dos pour le portage des affaires de la journée
– Une casquette.
– Un appareil photo
– Une paire de lunettes de soleil protégeant efficacement contre les UVA et UVB.
– Une paire de jumelles
– Une gourde
– Une lampe torche avec piles et ampoules de rechange

Toilette et pharmacie :

Votre nécessaire de toilette personnel, vos médicaments habituels si vous êtes en cours de traitement, aspirine ou équivalent.

– Produits anti-moustiques (spray, crème ou serviette humide)
– Crème pour brûlure ou piqûre d’insectes.
– Pansements, anti- diarrhéique, stick à lèvres, collyre (pour la poussière).
– si vous portez des lentilles de contact, nous vous conseillons de vous munir de votre paire de lunettes de vue en cas d’irritation.
– Une crème solaire puissante et une pommade contre les coups de soleil ; Une protection est donc fortement recommandée.

La Photo:

Il est indispensable de prévoir un filtre UV pour votre appareil photo.
Un pinceau et une housse étanche sont nécessaires pour les protéger de la poussière, partout présente. Les films de plastique servant à protéger les aliments à congeler, de type Cel-o-Frais sont une excellente protection.
Nous vous conseillons de vous munir d’un téléobjectif de 200 mm au minimum afin que vos photos animalières soient à la hauteur de ce que vous avez vu. Pour prendre de belles photos d’animaux, vous devrez être patients mais aussi rapide et silencieux.
Il est possible de recharger les batteries dans les hôtels et parfois dans les voitures (prévoir un câble spécial).
Ne prenez pas de photos à la sauvette sans autorisation préalable de personnes dont vous souhaitez faire le portrait. De même, ne jamais photographier les bâtiments militaires et les aéroports etc…

Les Achats :

La production artisanale est l’une des plus riches du continent avec un choix et une variété incroyable. On vous proposera beaucoup de sculpture d’animaux dans tout type de matériaux (ébène, pierre, bois, malachite, os, etc…)

De nombreux bijoux qui servent d’habitude d’ornement sont aussi vendus à des prix modérés. Les magasins de souvenirs sont très bien organisés avec un choix important. Ils acceptent généralement le paiement par carte bancaire. Pour les amateurs de beaux et vrais objets, passez votre chemin, vous ne trouverez votre bonheur que dans des adresses spécifiques, principalement à Nairobi ou Lamu.

Traditions et savoir vivre :

Très peu de règles spécifiques. Le respect envers la population locale, bien sûr mais cela paraît évident. Les critiques politiques sont très malvenues. La population se nomme « wananchi » (les gens) en swahili et ce terme a une connotation respectueuse.

Au Kenya, le pourboire est une tradition ancrée dans la plupart des activités de service. Les pourboires ne sont jamais inclus, sauf parfois dans les restaurants : 10% de la facture sont la règle générale. Les prestations fournies à l’hôtel ou par nos représentants comprennent les taxes et le service. Cependant le personnel de l’hôtel où vous séjournez s’attend à un geste de votre part si leur service vous a donné satisfaction.

En ce qui concerne les chauffeurs/guide, il est de coutume de leur donner un pourboire en fin de safari. Cette somme dépend de la satisfaction des services rendus par le chauffeur, un pourboire étant avant tout une récompense.

Différents types d’hébergements

Les camps de toile :

Tous ou presque sont dotés d’une réception et d’un restaurant en dur, et de sanitaires au fond de chaque tente. Les tentes sont montées sur un soubassement en ciment qui les préserve des bêtes et des infiltrations d’eau. On y est proche de la nature tout en bénéficiant d’un confort remarquable.

Les lodges :

Il s’agit en fait d’hôtels de brousse ! Posés au coeur de la savane, à l’intérieur ou aux portes d’un parc animalier, ils réalisent la prouesse d’offrir un service hôtelier de qualité dans un environnement hostile.
En général, ces hôtels font en sorte d’utiliser des matériaux naturels ou en tout cas des couleurs qui leurs permettent de se fondre dans l’environnement.
Certains dominent un point d’eau où se désaltèrent les animaux, d’autres s’intègrent si parfaitement dans les paysages qu’avant de les avoir atteint, on ne peut en deviner l’existence. D’autres enfin sont de véritables coins de paradis par leur architecture ou leur atmosphère.

Les repas :

La cuisine kenyane est très variée et correspond à un curieux mélange de cuisine indienne, arabe et anglaise. Dans les lodges et les hôtels, la cuisine est bonne et la formule « buffet » est amplement pratiquée. Vous y trouverez de la cuisine internationale, notamment à base de gibier, ainsi que d’excellents fruits tropicaux, ananas, papayes, mangues, fruit de la passion, bananes… sans oublier le traditionnel « breakfast » anglais : fruits, céréales, œufs, toasts et marmelade.

Sur la côte, vous pourrez trouver de la cuisine spécifiquement africaine digne de ce nom. Les mets swahilis reflètent le passé, influencés par les Arabes et tous les navigateurs de l’Océan indien : noix de coco et épices y trouvent un excellent usage. Les poissons et les crustacés sont également délicieux et plutôt bon marché.
Dans les villes, l’eau du robinet est généralement considérée comme potable. Cependant, il est préférable de ne boire que de l’eau purifiée ou des boissons capsulées.

Les déplacements en véhicule / les pistes

Le réseau routier goudronné est relativement important au Kenya, surtout dans le Sud du pays. Il y a tout de même de nombreuses pistes notamment durant les safaris dans les réserves et dans le Nord et à l’approche des grandes réserves du Sud. La conduite se fait à gauche.
Il est interdit de descendre du véhicule à l’intérieur des parcs et des réserves, pour des raisons évidentes de sécurité. Dans la brousse, nous sommes tolérés par les animaux tant que nous restons dans le véhicule. On ne peut circuler dans les parcs et les réserves que pendant la journée, de 06h à 18h30 (horaires variables selon la saison et l’heure de l’aube et du crépuscule) et la vitesse y est limitée à 50 km/h.

Les balades ont donc lieu hors des parcs, dans des régions où il n’y a pas de fauves. Elles ne présentent aucune difficulté et sont accessibles à tous.

Quelques points de repère (distances et durées approximatives) :

Nairobi / Amboseli 3h30 220 km
Nairobi / Samburu 5h30 355 km
Nairobi / Masaï Mara 5h00 350 km
Nairobi / Lac Nakuru 3h00 200 km
Nairobi / Mont Kenya / Aberdares 3h00 190 km
Lac Nakuru/ Masaï Mara 6h00 360 km

Une journée type de safari

Étymologiquement, « safari » vient du mot arabe safari, qui signifie « voyage ». En français, le mot « safari » sert aussi à traduire « game drive » (course au gibier), qui correspond aux moments privilégiés où vous partirez du lodge à la recherche des animaux.

La réussite d’un safari, dépend essentiellement de la qualité et du nombre de « game drive » organisés.

Pour une journée complète, le rythme idéal comporte 2 sorties :
la première matinale se fait avant ou après le petit déjeuner et dure une grande partie de la matinée.
La seconde succède à une sieste réparatrice ou au farniente près de la piscine (16h) pour prendre fin à la fermeture de la réserve (18h) qui correspond également à la tombée de la nuit.

Les sorties matinales et tardives sont les plus intéressantes car les lumières sont alors plus belles et les animaux plus facilement visibles. C’est l’heure qu’ils choisissent pour se désaltérer ou pour chasser.

Villes et découvertes

La Réserve du Masaï Mara

En langue Masaï, Mara signifie « tacheté ». En effet, vu du ciel, cette réserve de 1510 km2 est une immense plaine tachetée de petits arbres épineux. Perchée à une altitude moyenne de 1600 mètres, le Masaï Mara est la continuation de la grande pleine du Serengeti dont il forme l’extrémité Nord. Le Masaï et le Serengeti forme le même écosystème qui s’étend sur une distance totale de près de 30 000 km2( soit aussi grand que la Belgique).
Le croissance incroyable des herbivores explique en partie ces paysages uniques qui font le bonheur de tous les photographes. Leur prolifération a favorisé le développement de la savane aux dépens de la brousse. Parmi eux, les gnous, vaillants soldats migrateurs, ont vu leur population croître de 250 000 à 1,3 millions en 40 ans. Ils font chaque année le bonheur des voyageurs lorsqu’ils proviennent par million du Serengeti.
La faune y est parmi la plus abondante et concentrée au monde. Sans oublier que les plus beaux couchers de soleil du monde se voient dans la plaine où le soleil se pose tous les jours sur les fameux acacias parasol.

Le Parc du Lac Nakuru

Créé en 1967, ce parc de 188 km2 a été crée autour de ce lac renommé pour sa population de flamands roses. C’est aussi un des rares endroits en Afrique de l’Est où vous pourrez aussi voir des rhinocéros en liberté. De beaux points de vue, une forêt primaire et une végétation luxuriante font de ce parc national l’un des plus beaux et des plus attachants.

Réserve nationale de Samburu & Shaba

Ces deux réserves forment un ensemble de plus de 600 km2. Ces réserves ont la même végétation et la même faune. Par endroit, elle est extrêmement sèche avec des oasis qui longent la rivière Ewaso Ngiro. Outre les hippopotames et les crocodiles (parmi les plus gros du continent), on peut y rencontrer des Oryx (grande antilope aux cornes longues et droites) et des élands du Cap (la plus grandes des antilopes). On y trouve aussi une forte population de lions et de léopards.

Le parc du Mont Kenya

Le Mont Kenya est le deuxième plus haut sommet du continent africain (5199 mètres d’altitude). Selon la légende Kikuyue, le créateur de l’univers habitait le sommet de Kirinyaga. Un défaut de prononciation d’origine Kamba, aurait transformé ce nom en Kenya qui a donné le nom actuel de la montagne … et du pays tout entier. Recouvert de forêts de cèdres puis de forêts de bambous géants, la végétation disparaît à partir de 3200 mètres. La zone forestière qui abrite certains « Tree Lodges » abrite un nombre important de mammifères tels que des éléphants, des buffles et un grand nombre d’antilopes. On y voit plus rarement des lions et des léopards (dont certains ont été vus à 4500 mètres d’altitude).

Le parc des Monts Aberdares

Cette chaîne de montagne d’une longueur de 70 km fait face au Mont Kenya. L’altitude moyenne est de 3000 mètres. Les « Tree Lodges » qui ont fait la renommée de cette région se situe en dessous de ce niveau. La faune et la flore sont quasiment identiques à celles du Mont Kenya.

Le parc national d’Amboseli

Cette réserve ne mesure que 392 km2 et pourtant elle est sans doute la plus connue du pays. Elle doit sa renommée à la fameuse vue sur le Kilimanjaro qui bien qu’étant situé du côté tanzanien offre son plus beau visage au Kenya. Un tiers de la surface de la réserve est occupé par un lac qui ne se rempli d’eau qu’un seul mois par an. Des paysages de forêts, de steppes et de savane (parsemée d’acacias) constituent la recette principale des plus belles photos prises au Kenya. On y trouve éléphants, antilopes, buffles et un certain nombre de félins peuplent cette réserve.

Températures et climats

Le Kenya connaît plusieurs types de climats. Il sera chaud et sec à l’intérieur du pays, chaud et humide sur la côte, frais sur les massifs montagneux.
La majeure partie de l’Est africain connaît une alternance de saisons sèches (de décembre à mars) et de saisons des pluies (d’avril à juin et en novembre). La saison des pluies, si elle n’est pas réellement torrentielle ni ininterrompue, peut rendre un certain nombre de pistes impraticables.
Les photographes et autres amateurs de lumière éprouveront leurs plus fortes émotions à cette époque : ciels de plomb éclairés en fin d’après-midi par une lumière d’orage, luminosité sans égal après l’averse…

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