Mais qui est Swaady Martin, fondatrice d’Yswara ?

Mais qui est Swaady Martin, fondatrice d’Yswara ?

Commençons tout d’abord par la biographie officielle: Swaady Martin est née en Côte d’Ivoire mais elle vivra les premières années de sa vie au Liberia. Sa mère est d’origine française, ivoirienne et guinéenne, tandis que son père est américain. Elle est encore petite (3 ans) quand ses parents quittent le Libéria pour s’installer au Sénégal. Alors que ses parents se séparent, elle retourne en Côte d’Ivoire avec sa mère et son frère. Sa mère travaille alors pour la Banque de développement africaine. Elle quittera le pays afin de poursuivre ses études à Londres puis dans une école de commerce en Suisse. Elle obtiendra un MBA, délivré conjointement par la London School of Economics, l’université de New York et HEC de Paris. Elle intégre alors le cabinet de conseil Accenture puis 1 an plus tard elle rejoint General Electrics aux Etats Unis. Elle est mutée en 2005 en Afrique et devient directrice de l’entreprise américaine pour l’Afrique subsaharienne. Elle quittera le géant américain en 2010. Cette partie importante et fondatrice de sa vie n’en est que le commencement.

Son retour en Afrique fut fondateur, une vraie révélation que l’on résume sous le terme actuel de « repat ». Revenue en Afrique après son enfance et ses études à l’étranger, elle veut agir concrètement pour le développement du continent. Elle reprend alors ses études durant lesquelles elle étudie le cas Louis Vuitton qui l’inspirera beaucoup. Puis elle décide de créer son entreprise en 2012, fabricant et distributeur de thés de luxe; le nom sera Yswara. Les thés sont sourcés dans des plantations isolées et pratiquant l’agriculture biologique sur de petites parcelles dans différents pays du continent. Ses thés portent le nom évocateur de déesses africaines ou de légendes des quatre coins du continent. A travers ses thés et une image volontiers esthétique et luxueuses de ses timbales, elle contribue à donner une image nouvelle du luxe à l’africaine. Cela lui réussit plutôt bien. Les plus beaux lodges et hôtels du continent lui font confiance du Sénégal à l’Afrique du Sud en passant par le moyen orient. De prestigieuses chaînes hôtelières, telles que Four Seasons, distribuent ses thés partout sur le continent. Elle ouvre une boutique à Maboneng, la quartier branché de Johannesburg puis désormais dans l’inévitable Cosmopolitan Hotel, refuge de galeries d’art et de boutiques arty au cœur de ce même quartier.

En 2012, Forbes la considère comme l’une des 20 femmes africaines les plus influentes; la presse africaine et internationale se régale car Swaady est belle et son histoire tout autant. C’est ainsi qu’en 2016, alors que j’étais à la Satyagraha House pour le lancement de la bougie signature de la maison, cette jeune femme, une célébrité en Afrique du Sud, arrive. Ce lancement était un flop énorme. Il n’y avait quasiment personne et en même temps, il faut dire que l’événement n’était pas hyper attractif, non plus. Toutefois, cette jeune femme élégante arrive, fan de la première heure de la Satyagraha House (où elle a séjourné plusieurs fois) et curieuse de voir cette collaboration. Je ne me rends pas compte que tout le personnel sud africain regarde, excité, derrière les fenêtres, cette authentique et élégante princesse déambuler dans la maison. C’est alors que je la rencontre et que l’histoire de Swaady et Yswara a débuté avec Mon Ambassade. Un véritable coup de foudre, comme cela lui arrive si souvent tellement elle est aimable au sens premier du terme. Nous partagions notre vision de l’Afrique, malgré nos vies bien différentes, nous partagions un grand nombre de valeur. Nous décidâmes quasi immédiatement de travailler ensemble, doucement, mais sûrement car le message de Swaady et de sa marque vont bien au delà du thé.

C’est ainsi que parallèlement à son entreprise, elle lance divers projets que chacun peut suivre sur les réseaux sociaux, avec le même succès et la même inspiration. Si elle reste africaine (elle se définit comme afropolitan), sa vision est aujourd’hui plus universaliste encore. Entre Johannesburg, Cape Town ou Bali, le monde devient le monde de Swaady, entre inspirations, méditations et actions avec toujours en toile de fond, de l’art (autour du domaine fabuleux de Nirox où elle vit à Johannesburg) et des personnes lumineuses qu’elle attire naturellement autour d’elle. Nous plaisantons souvent avec ses collaborateurs car la question clé à se poser à propos de Swaady n’est pas: Qui est Swaady? Mais où est Swaady?

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