Coronavirus – Les leçons à tirer de crises similaires

Coronavirus – Les leçons à tirer de crises similaires

Hystérie médiatique ! panique ! Le coronavirus truste les gros titres des journaux et des chaînes infos… le moindre nouveau cas alimente chaque jour la psychose réelle ou supposée… Les actions spectaculaires des autorités chinoises alimentent malgré elles ces sentiments… difficile d’avoir une opinion sur le sujet à moins de lire dans le marc de café… dire que cette hystérie est exagérée serait de l’irresponsabilité si il s’avérait qu’il s’agissait là d’un début de peste noire… participer à cette hystérie et en rajouter serait également jugé comme irresponsable si tout cela fait pshitt… alors que faire. Je me contenterai de faire un petit retour sur une autre hystérie, celle générée par Ebola en 2014. Avec pour seule envie, celle de rester…. calme tout en étant attentif.

1 – 2014, Ebola grande star tueuse :

La crise qui a sévi en Afrique de l’Ouest et particulièrement en Sierra Leone et au Liberia fut terrible pour les populations (plus de 11000 morts) ; les victimes furent dans ces deux pays et quelques autres de la région… une panique énorme est alors née, rétrécissant la carte de l’Afrique et créant une panique qui fit fuir nombre de voyageurs du beau continent… et surtout ceux qui avait prévu de voyager très loin de là.

Je me souviens de personnes paniquées, en partance pour la Namibie (à 5000km de là) et qui voulaient annuler leur projet… on ne parle alors plus de rationalité mais de peur panique. La réalité était terrible et les raisons de cette panique aussi compréhensible par l’absence de traitement et la forte contagion… Résultat : l’humanité a survécu… ouf !

2 – Une peur génétique :

On peut s’en défendre mais notre imaginaire est rempli de peurs presque génétiques… l’espèce humaine a subi (il y a bien longtemps) de nombreuses crises sanitaires… la plus récente et la plus meurtrière demeure la grippe espagnole qui tua près de 30 millions de personnes en 1918 en Europe… depuis, nous avons connu le Sras (en Asie), le Chikungunia, Ebola bien sûr, à quelques reprises ou encore la fameuse Zika… ces maladies véhiculent un imaginaire fort décuplé par des images médiatiques violentes : les masques, les enfants atteints, les villes sous cloche (enfin autant que possible)…

Bref des airs de fin du monde… et même s’il n’est pas exclu que la nature reprenne ses droits et nous rappelle à l’ordre par ce biais, la crise actuelle montre bien des aspects positifs (la réaction rapide des autorités, la collaboration entre tous les chercheurs dans le monde, la retenue de l’OMS malgré tout…). Ces grandes maladies nous montrent nos peurs, acquises par notre histoire, entretenues par quelques films à sensation et véhiculées par les médias qui se régalent des désastres réels ou futurs.

3- A la recherche de la vérité :

Dès que la peur s’empare d’un sujet, il faut immédiatement penser que la vérité s’éloigne d’autant… les distances deviennent minimes, les risques maximum, la fin du monde tellement proche… la vérité est rarement au centre des discussions : concrètement qui peut être atteint ? qui peut réellement en mourir (personnes à risque) ? ces maladies démontrent que nous, simples mammifères, sommes fragiles et surtout que notre raison peut nous échapper alors même que nous en aurions bien besoin…

La vérité concernant le coronavirus n’est pas totalement connue, même si la recherche avance à grand pas… Les médias et passagers se scandalisent du manque de caméra thermiques dans les aéroports… cette méthode inutile s’il en est (ou perturbée par la prise d’un simple paracétamol), demeure un placebo que les gens réclament… on ne parle pas de vérité, mais de sensations, d’images.

4 – La suspicion derrière le traitement médiatiques des pandémies :

Une épidémie en Afrique fait peur dès lors qu’elle peut franchir les frontières … c’était potentiellement le cas d’Ebola (et encore, très peu de cas en Europe par exemple). Mais quid du Paludisme ou du Sida (qui demeure en Afrique une maladie majeure et destructrice) et de bien d’autres maladies bénignes en Europe et encore mortelles en Afrique… elles sont cantonnées à ces régions exotiques, donc pas besoin de s’affoler… ça se gère… enfin le croit-on.

Aujourd’hui, les chinois et plus largement asiatiques sont regardés de travers. Donc on panique… mais pas trop quand même ou seulement pour nos compatriotes sur place. Il faudra sans doute un jour faire notre propre analyse ou psychanalyse et avouer un racisme discret, qui fait qu’au final un mort n’en vaut pas un autre, qu’une maladie est plus ou moins grave selon l’endroit où elle se passe et les gens qu’elle atteint ou peut atteindre…

5 – Alors on fait quoi ?

On reste calme d’abord. On regarde la carte du monde, on voit le nombre d’habitants et on le rapporte au total. On écoute les scientifiques et pas les journalistes ou experts autoproclamés. On regarde autour de soi et on regarde les dégâts d’une grippe très forte en ce moment même dans notre pays, qui tue chaque année, en silence quelques milliers de personnes… on parle de la France. On se vaccine. On continue de vouloir découvrir le monde, de prendre le risque de vivre et de sortir de son confort et de sa supposée sécurité sanitaire ou autre… on ouvre les yeux, et on se concentre sur les solutions… on lutte contre ses pulsions primaires et l’on travaille notre empathie avec ceux qui souffrent d’où qu’ils soient, on soutient la recherche, on se protège sans se calfeutrer… et on avance, on vit.

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