AKAA – la tendance de l’Afrique n’était pas une illusion…

AKAA – la tendance de l’Afrique n’était pas une illusion…

Du 9 novembre, le salon AKAA a inauguré sa seconde édition qui a duré tout le weekend du 10 au 12 novembre 2017 au très prestigieux Carreau du Temple dans le Marais à Paris. En 2016, j’avais été ébranlé, choqué, enthousiasmé par cette foire dédiée à la création africaine contemporaine dans un si bel écrin. Cela ouvrait la voie à la fondation Louis Vuitton et à de nombreux défenseurs d’une « autre » vision de l’Afrique, belle, raffinée, complexe et plurielle.

Alors forcément, la surprise fut moins grande cette année mais la sensation fut toujours aussi agréable. Les hôtesses arboraient des tenues dessinées par les excellents Maison Château Rouge, qui tenaient un espace dans le sous seul, nommé pour l’occasion Akaa Underground, une nouveauté. Akaa underground, outre une librairie et un espace dédié à l’hommage à l’artiste sénégalais Ousmane Sow, comprenait un espace ouvert décoré par Maison Château Rouge et un stand où ils montraient leur tout nouvel imperméable (sans doute le plus stylé de l’année) et un charmant espace décoré par Little Africa et son emblématique créatrice Jacqueline Ngo Mpii qui, après le succès de son city guide, lance courageusement sa ligne de papeterie Little Africa qui promet de connaître un grand succès pour les fêtes, élégante et simple. Par ailleurs, Maison Chateau Rouge avait l’amabilité d’accueillir sur leur stand deux de nos marques, Terres d’Afrique (cosmétiques naturels de haute qualité) et Yswara (les thés africains).

Au niveau des artistes présents et des galeries, ils furent nombreux; l’homme banane est sans doute la star de la foire: un énorme bonhomme géant (qui n’est pas sans rappeler le bibendum) fait de bananes, avec chacune une inscription symbolique… impressionnant et drôle. Quelques sculpteurs trop rares ici ou là, mais la part belle à la photo. Parmi celles-ci, ma favorite fut celle de Nour Eddine el Ghoumari « Egyptian elder » de 2016, ou « Africa sounds » de Hicham Lahlou ou encore l’impression du coton de René Pena datant de 2012 avec cet homme aux faux airs de Picasso dominé par un nuage blanc de textile pur… et enfin des peintures de Zemba Luzamba.

Les galeries de Londres, Paris, Nairobi, Johannesburg et Cape Town, Douala ou Lagos montraient des œuvres et des approches novatrices et toujours assez novatrices. Il ne reste que 24h… vu la météo du weekend, je ne peux que conseiller d’aller se perdre dans le Marais et de se soulager des 16€ que coûtent l’entrée pour vivre un moment hors du temps

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